Publié par : lisejappy | 25/05/2017

Le déficit en vitamine C chez les personnes âgées

40 % des personnes âgées ont un déficit en vitamines C. Mais ce chiffre atteint les 80% en maison de retraite.

Les raisons du déficit

Le prix des fruits frais mûrs trop élevé pour ceux ayant une petite retraite.

La difficulté à mâcher les fruits durs qui sortent du frigo servis en EHPAD.

La difficulté à peler une orange, parce que la personne à de l’arthrose ou que le personnel ne peut pas éplucher 100 agrumes.

Les jus de fruits servis de la bouteille et non frais.

 

 

Les conséquences du déficit

Les personnes âgées ne présentent pas de signe de scorbut car le déficit n’est pas majeur. Mais les personnes carencées auront un prurit sine materiae et parfois des pétéchies.

Cela me fait penser que j’ai énormément de patients auquels j’ai « diagnostiqué » un prurit sénile.

Un peu de vitamine C et ils seraient soulagés ?

Ça vaut le coup d’essayer pour un coût très raisonnable. Et je suis sûre que l’on peut négocier un tarif encore plus raisonnable pour une commande groupée en maison de retraite.

Il y a aussi la bonne solution, à plus d’un titre, du kiwi apporté par la famille chaque jour, quand c’est possible bien-sûr.

Publié par : lisejappy | 28/04/2017

Mises à jours en infectiologie

Les vaccinations chez les sujet âgés

Que ce soit contre la grippe, le pneumocoque, la coqueluche ou le tétanos, les plus de 65 ans n’atteignent pas le taux de vaccination (inferieur à 50 %) nécessaire afin d’avoir une bonne protection de leur population.

En ce qui concerne les soignants, les pourcentages peuvent atteindre 8% de personnes vaccinées !

Quelques soient les vaccins, ils peuvent être fait le même jour qu’un autre. Sauf dans le cas du prévenar 13 et du pneumo 23 qui doivent de préférence être faits dans cet ordre et à 2 mois d’intervalle.

Le rappel du pneumocoque se fera chaque 3 ans pour les sujets immunodéprimés uniquement.

Chaque vaccin oublié n’oblige pas à reprendre du début, il suffit de continuer le schéma et la protection redevient optimale.

La résistance aux antibiotiques

Elle est de plus en plus importante concernant les enterobacteries, notamment les E. Coli (sarm : bactéries multi résistantes et eblse : bacteries sécretant des béta lactamases).

Les antibiotiques induisant le plus de résistance bactérienne sont : l’augmentin, les céphalosporines, les fluoroquinilones, les pénems, et les glycopeptides.

Leurs consommation est en constante augmentation en ville et à l’hopital.

Les recommandations actuelles sont de ne plus utiliser ces molécules et de réduire la durée de prescription de ceux prescrits.

Recommandations de prescriptions des antibiotiques

Dans la cystite simple

Le Monuril est la première intention mais il n’est pas efficace passé 65 ans.

En deuxième intention le Selexid est à prescrire en deux fois par jour sur 5 jours.

Puis la nitrofurantoine à raison de 100 mg 3 fois par jour sur 5 jours si la fonction rénale le permet.

Les fluoroquinolones sont à prescrire selon l’antibiogramme.

L’amoxicilline n’est pas recommandée.

Dans la cystite à risque de complication

Il est préférable d’attendre l’antibiogramme, sinon la nitrofurantoine est la première intention, la cefixime si il y a une insuffisance rénale. Pendant 7 jours ou  14 chez l’homme au lieu de 21 (prostatite).

  • Les pneumopathies de novo et exacerbationde BPCO : le traitement est à raccourcir entre 5 et  7 jours selon la clinique avec l’Amoxiciline ou un macrolide.
  • Les pneumopathies post grippe : le traitement doit durer 10 jours et un contrôle à 48 h permet de modifier le traitement si il n’y a pas d’amélioration, par du levofloxacine chez une personne âgée (pristinamycine chez un jeune).
  • Le pied diabétique : en cas de lésion seule la décharge par chaussure de Barouk ou botte platrée permettra la cicatrisation. En cas d’infection locale ou profonde seule une biospsie profonde peut diriger le choix d’un traitement antibiotique, après excision des tissus lésés.
  • Les infections orl : L’amoxicilline reste la référence de traitement

Les otites sont à traiter en 5 jours (10 chez l’enfant de moins de 2 ans)

Les sinusites maxillaires en 5 jours et 10 j pour les autres.

Les angines pendant 6 jours.

  • Les infections cutanées : à traiter en 3 jours pour celles superficielles, en 5 jours en cas de morsure d’animal et en 7 jours pour un erysipèle, abcès ou plaie étendue.
Publié par : lisejappy | 03/03/2017

Le Microbiote intestinal et le vieillissement

Dans notre intestin nous avons 10^14 bactéries, dont 500 espèces différentes réparties en 7 familles, c’est le microbiote intestinal que nous appellons aussi la flore intestinale.

Lors du vieillissement cette population diminue. Il y a moins de diversité avec une baisse importante des firmicutes et des bifidobactéries.

Rôle du Microbiote

Il est impliqué dans la digestion des protéines et des glucides, dans la synthèse des vitamines k et B9, dans la régulation du système immunitaire, la tolérance alimentaire en influant sur la perméabilité intestinale, la détoxification …

L’étude de la flore intestinale de 80 centenaires montre une diminution de celle-ci avec une inflammation de la barrière intestinale et une perméabilité accrue.

En comparant des sujets fragiles avec d’autres non fragiles, les plus fragiles ont une biodiversité moindre de leur flore, une augmentation des entérobactéries qui s’accompagne de plus d’inflammation digestive et une production accrue d’endotoxine aggravant ainsi cette inflammation.

L’immunosénescence du microbiote provoque donc une inflammation digestive favorisant une fragilité globale de la personne. On parle alors d’inflammaging.

De plus, les sujets âgés ont une moins bonne régulation du stress, leur cortisol reste élevé plus longtemps, ce qui provoque une atrophie digestive (ainsi que musculaire, une immunosupression et des risques infectieux).

Le Microbiote, « deuxième cerveau »

Différentes études ont mis en évidence que l’état psychologique d’une personne influence son microbiote et inversement.

Le comportement alimentaire est modifié selon l’état moral d’une personne et donc sa flore intestinale sera modifiée en conséquence.

Et modifier l’alimentation d’une personne provoquera une modification de son moral et de sa sensation de bien être.

Les cytoquines seraient impliquées lors de l’inflammation intestinale, ce qui modifierait le système GABA et diminuerait l’absorption du tryptophane nécessaire à la synthèse de la sérotonine, d’ou la dépression secondaire.

Le régime méditerranéen, la suplémmentation en pro et prébiotiques sont des moyens de protéger au mieux la « biodiversité » du microbiote intestinal nécessaire à une bonne santé et à un mieux être.

tiago-faifa-635

Nous n’avons pas fini d’en entendre parler car nous ne sommes qu’au tout début des recherches sur le sujet.

Publié par : lisejappy | 22/01/2017

Les compléments nutritionnels oraux

La dénutrition s’évalue par la pesée chaque mois et par les taux d’albuminémie et de préalbumine.

Lorsque nous détectons une dénutrition, la première étape consiste à vérifier les quantités ingérées par la personne concernée et lui demander de les augmenter.

Pour quoi augmenter les apports alimentaires ?

Lors d’une fracture fémorale, le jeun préopératoire, l’anorexie secondaire à l’intervention (anesthésie, douleur, antalgiques..) provoquent une dénutrition. Deux tiers des opérés auront perdu leur autonomie, la moitié seront décédés dans l’année qui suivra.

Les même complications surviennent lors d’opération digestive pour cancer.

Une personne fragile qui augmente son poids, baisse de 19 % ses risques de complications lors d’un problème de santé et diminue les risques de réadmission à l’hôpital.

Quels sont les aliments les plus adaptés pour une bonne renutrition ?

auibtacsh6e-alex-munsell

  • Les protéines afin de conserver le capital musculaire et l’immunité de la personne. Dont l’arginine, qui permet une meilleur cicatrisation.
  • Les oméga 3, qui sont anti-inflamatoires, augmentent la survie et améliore la qualité de vie des personne fragiles.
  • Mais nous savons aussi qu’une alimentation uniquement protéinée provoquera un amaigrissement. Il faut donc y ajouter des calories, sous forme de féculents.
  • Les huiles de poissons, qui sont peu digestes.

La personne âgée dénutrie est anorexique le plus souvent et lui faire manger un repas complet n’est déjà pas facile.

Comment faire manger plus et plus adapté ?

En ajoutant en fin de repas ou en collation des compléments alimentaires équilibrés pour la renutrition, sous forme de crème dessert, de boisson lactée ou de jus de fruit.

Ces compléments sont hypercaloriques, hyperprotéinés et enrichis en arginine et en oméga 3 dans le volume d’un verre.

Une étude à prouvé qu’en augmentant les apports de façon équilibrés 7 jours avant l’intervention (pour des personnes non dénutries au préalable), à raison de 3 compléments par jour, cela diminuera ses risques infectieux ainsi que les complications.

Il faut poursuivre les compléments jusqu’à 3 mois après l’intervention afin d’avoir une protection optimale.

Ces produits sont effectivement plus chers que d’augmenter les rations alimentaires, mais ils sont bien appréciés en goût et en volume et surtout d’une qualité nutritionnelle bien plus adaptée.

 

Publié par : lisejappy | 16/11/2016

La BPCO et la double bronchodilatation

Je vous présente un résumé de la présentation du Dr B. Housset lors des journées du CIPEG à Montpellier..

La BPCO est définie quand le VEMS/ CV est inférieur à 70 %.

30 % des sujets âgés, sains et non fumeurs, sont atteints. Mais 80 % des patients atteints sont ou ont été des fumeurs

Plus de 50 % des personnes âgées ont une diminution naturelle de leur capacité respiratoire, les mesures restant à la limite de la normale.

woman-570883_1280

Mais il est souvent difficile de faire le diagnostic précis car la fatigue, les troubles cardiaques ou cognitifs, empêchent une réalisation complète de l’EFR.

La BPCO ne peut pas être guérie, il faut donc la prendre en charge sur le long cours afin d’améliorer la qualité de vie de ces personnes.

Les tests de qualité de vie, du levé de chaise ou de force du quadriceps permettent d’évaluer ce critère.

La prise en charge

Le sevrage tabagique, le sport et les vaccins sont a prioriser.

Les vaccins

Le prevenar13 est le premier à injecter, suivi 2 mois plus tard par le pneumo 23. Il n’y a plus de rappel à prévoir.

Les béta 2 mimétiques

  • Si le patient fait des exacerbations, les béta 2 mimétiques de longue ou très longue durée d’action sont à favoriser, 1 prise par jour améliore l’observance.
  • S’il ne fait pas d’exacerbation, il peut utiliser ceux ayant une courte durée d’action.

Les corticoides

Ils sont a associer lors des exacerbations bronchiques seulement.

Ils sont trop prescrits et favorisent des cataractes secondaires, une ostéoporose, une sarcopenie ainsi qu’ils augmentent le risque de pneumonie.

Une étude a prouvé que le sevrage des corticoïdes, chez les patients ayant une BPCO, n’augmente pas les l’exacerbations.

Le critère à surveiller est l’éosinophilie: au dessus de 2 %, il faut introduire ce traitement.

Les anticholinergiques

L’association avec les bêta mimétiques est possible à la condition d’être certain qu’il s’agisse bien d’une BPCO, que l’observance soit correcte et que le tabac soit arrêté.

Ils n’ont aucun effet sur la cognition et ceux utilisés dans les démences n’altèrent pas la fonction respiratoire.

Différentes études sont en cours afin de valider leur association avec les bêta mimétiques déjà associés aux corticoïdes.

Actuellement, quelque soit l’association de 2 produits (anticholinergiques et bêta mimétiques), l’amélioration obtenue est similaire.

L’avantage d’une association fixe est d’améliorer l’observance. Elle est nécessaire afin d’améliorer la qualité de vie du patient. Dans le cas contraire, le recours aux antibiotiques, aux corticoïdes et aux hospitalisations, est très fréquente. Il est donc conseillé d’utiliser l’association la plus simple à manipuler.

 

  • Actuellement, l’insuffisance cardiaque tue plus que le cancer.
  • La mortalité des plus de 80 ans est multipliée par 3 pour ceux ayant une insuffisance cardiaque.

Parce que les sujets âgés sont sous traités, ces chiffres n’évoluent pas. Pourtant des traitements existent afin d’améliorer leur qualité de vie et donc leur durée de vie.

baby-feet-1527456_1280

Le diagnostic de l’insuffisance cardiaque

L’insuffisance cardiaque est définie à partir de la fraction d’éjection inférieure à 50 %. Elle peut toute fois être « préservée » (supérieure à 50 %) mais avec des anomalies au doppler cardiaque ou une hypertrophie ventriculaire ou une dilatation de l’oreillette.

Le dépistage est difficile chez les sujets âgés car ils ont souvent des oedèmes, une dyspnée à l’effort, des crépitants des bases et ils ont d’autres raisons de faire des confusions, des chutes ou d’avoir une quelconque altération de l’état général.

Le BNP (qui signe une hypertrophie ventriculaire) n’est pas performant chez eux:

  • Chez un adulte jeune : en dessous de 100, il n’a pas d’insuffisance; au dessus de 400, il est insuffisant.
  • Chez un adulte âgé il faut que le chiffre dépasse les 800 pour confirmer le diagnostique.

Le chiffre n’est pas non plus un bon argument d’augmentation du traitement car, avec l’âge, d’autres raisons (que l’insuffisance) peuvent le modifier.

Il serait donc raisonnable de faire un dépistage systématique chez le cardiologue pour toute personne ayant dépassé les 60ans et ce, régulièrement.

Qu’elles sont les possibilités thérapeutiques ?

Si la fraction d’éjection est inférieur à 50 %

Seule l’association d’un IEC avec un bétabloquant permet une amélioration de la qualité de vie et une diminution de la mortalité.
Les diurétiques seront introduits selon la clinique.

L’aldosterone en association avec les IEC provoque une insuffisance rénale et des hypokalliémies dans 80% des cas. Il faut donc prévoir un ionogramme de suivit chaque 15 jours.

La digoxine provoque une surmortalité de 20 % dans cette pathologie.

La vaccination anti grippale et anti pneumoccocique, le traitement des infections et la correction d’une anémie le plus rapidement possible, sont nécessaire afin d’éviter un surcroît de travail cardiaque et donc une aggravation de l’insuffisance.

Si la fraction d’éjection est supérieure à 50%

La correction de l’hypertension permet de diminuer l’aggravation de l’insuffisance cardiaque ou son apparition de 60 %.
L’IEC reste le premier choix de traitement.

Les diurétiques seront utilisés selon les symptômes sur de courtes périodes.

Les vaccinations, l’anémie et les infections sont aussi à prendre en charge afin de soulager le coeur.

les IEC utilisés à faible dose améliorent aussi la fonction rénale chez les adultes âgés.

Le LCZ 696

Le LCZ 696 (Entresto) est un inhibiteur de la neprilysin, il bloque le système rénine angiotensine et stoppe la dégradation des facteurs natriurétiques.  Il provoque donc une vasodilatation, une diminution de la tension, de la fibrose et de l’hypertrophie cardiaque et une augmentation de la natriurèse.

L’étude Paradigm a recruté 8442 sujets (dont 1500 avait plus de 75 ans), tous insuffisants cardiaques avec une fraction d’éjection altérée et un BNP élevé, déjà sous bétabloquant et IEC. 50 % des sujets ont gardé leur traitement et 50 % ont pris le LCZ à la place de l’IEC.

L’étude a été arrêtée prématurément par excès de mortalité dans le groupe IEC !

Dans le groupe LCZ:

  • Il y a eu une diminution de 20 % des décès par cause cardio vasculaire et une diminution de 20 % des hospitalisations toutes causes confondues.
  • La mortalité globale a diminuée de 16 %.
  • Les chiffres ne sont pas modifiés pour les plus de 75 ans.
Les effets secondaires
  • Les hypotensions pour 14 % des cas sous LCZ (9% sous IEC) dont 3.3% sévères, contre 4.5.
  • L’insuffisance rénale à augmentée de 3.3% sous LCZ, contre 4.5 sous IEC.
  • Les hypokalièmies, 11% sous LCZ, 14% sous IEC.
  • La toux, 11% avec le LCZ, 14% avec les IEC;

L’étude Paragon est en cours concernant l’association du LCZ avec le valsartan concernant le traitement des insuffisances avec fraction d’éjection préservée.

Le LCZ n’est disponible actuellement qu’en pharmacie hospitalière mais au vu de ces résultats nous devrions bientôt y avoir accès.

En attendant, dépistons tous les insuffisants cardiaques, mettons en place le traitement adapté, programmons les vaccinations et déjà nous diminuons leur mortalité de 30 % (efficacité des IEC par rapport au placebo dans les insuffisances cardiaques). Quand le LCZ sera à notre portée nous aurons juste à faire le changement.

L’espérance de vie des personnes âgées diabétiques est de plus de 15 ans si l’Hba1c est inférieure à 7%. Le Dr Aurélie Terminet, faisant la présentation lors du CIPEG, ne précise pas à partir de quel âge cela correspond.

Mais 30 % de ces personnes âgées ont une glycémie à jeun normale et pourtant une hémoglobine glyquée anormale. Renforcer le traitement les exposeraient à des hypoglycémies sévères diminuant ainsi leur espérance de vie.

La solution pour améliorer leur équilibre glycémique et donc d’utiliser des traitements ne favorisant pas les hypoglycémies. Il s’agit de la Métformine, des gliptines (ou inhibiteurs de la DPP4) et des agonistes du récepteur du glucagon-like peptide-1 (GLP1 ou incrétines).

Pour un meilleur suivit du diabète de ces personnes, il faudra préférer les dextro en post prandial. (ce qui correspond à la méthode diagnostique du diabète qui consiste à faire une HGPO)

La Metformine

Il s’agit du traitement de première intention. Cette molécule doit être utilisée à demie dose entre 60 et 30 ml/min de clairance de créatinine. Elle est contre indiquée à partir de 30ml/min.

Si le traitement ne suffit pas, l’association avec des sulfamides ou le Novonorm doit être évité car pourvoyeurs d’hypoglycémies.
Il vaut mieux privilégier les produits suivants n’en provoquant pas.

Les Gliptines aussi appelées les inhibiteurs de la DPP4

Il s’agit de

  • La Sitagliptine en 50 et 100 mg (Januvia et Xelevia) en une prise par jour.
    En association avec la Metformine (1000mg + 50 mg se Sitagliptine) : Janumet et Velmetia, en 2 prises par jour.
  • La Vildagliptine 50 mg (Galvus) en 2 prises par jour.
    Eucréas lorsqu’elle est associée à 1000mg de Metformine, en 2 prises par jour.
  • La Saxagliptine 5 mg (Onglyza) en 1 prise par jour.
  • Komboglyze (2.5mg + 1000 mg de Metformine) en 2 prises par jour.

Elles peuvent être utilisées même si la clairance de la créatinine est inférieure à 30 ml/min en diminuant le dosage journalier.

Ces molécules n’ont pas d’interaction médicamenteuses et les risques de pancréatite et d’insuffisance cardiaque annoncés n’ont pas pût être prouvés dans les différentes études réalisées.

Les GLP1 ou incrétines

Ces molécules se présentent en stylo préremplis.

  • L’Exenatide :
    • – à faire 2 fois /j 10 ug il s’agit du Byetta.
    • – à faire une fois par semaine 2mg, le Byduréon.
  • Le Dulaglutide 0.75 mg une fois par semaine : le Trulicity.
  • Le Liraglutide à faire chaque jour de 1.2 à 1.8 mg : le Victoza.
  • Elles sont contre indiquées en cas d’insuffisance rénale sévère.

Non recommandées chez les personnes âgées, car ces molécules diminuent l’appétit en ralentissant la vidange gastrique, elles favorisent donc une perte de poids. Par extension il vaut mieux les éviter chez les personnes dénutries.

Elles ne s’associent pas à l’insuline.

Selon le Dr A Terminet, l’idéal est donc de prescrire de la Metformine en premier lieu, puis d’y associer une Gliptine. Si le résultat est toujours insuffisant, elle conseille de rajouter de la Lantus.

Publié par : lisejappy | 24/05/2016

Comment sortir les personnes âgées de l’apathie ?

La personne apathique est celle qui ne nous dérange pas, reste assise et regarde passivement ce qui se passe autour d’elle. Jamais nous ne nous en préoccupons puisqu’il s’agit d’une personne « discrète », « effacée ».

Cette personne apprécie de participer aux activités qui lui plaisent, y prend du plaisir et rigole, donc elle n’est pas dépressive.  Mais c’est une personne qui n’initie pas l’activité, ne demande pas à l’organiser ou à y participer, c’est ce que l’on nomme la perte d’initiative. Elle a aussi un émoussement émotionnel comme dans la dépression mais plus léger puisque les émotions reviennent assez facilement.

Les personnes apathiques sont un peu oubliées du fait qu’elles ne dérangent pas l’organisation d’une maison, ou d’une communauté. Mais ces personnes ont une démarche ralentie et des fonctions exécutives altérées.

Le point le plus important est que ces altérations sont réversibles si seulement nous savons dépister cette apathie et prenons le temps de comprendre la personne concernée.

Le dépistage

Il en existe de différents: par mesure de la vitesse de la marche, ou par les inventaires tel que le NPIE.

Commet les stimuler ?

Le Professeur Philippe Robert de l’université de Nice, travaille sur ce sujet  avec l’équipe de recherche CoBTeK (Cognition Behavior Technologies) .

wii-personneagee

Lors de leurs études, ils ont déterminé que seules des activités qui pouvaient éveiller l’intérêt des personnes concernées étaient susceptibles de les dynamiser. Donc la première étape consiste à définir les activités plaisantes pour chaque individu.

Les activités les plus bénéfiques sont celles qui associent les activités motrices aux activités cognitives et qui permettent d’atteindre un but. Sans objectifs à atteindre, les sujets perdent leur intérêt pour l’exercice.

Il faut aussi que ces activités soient répétées régulièrement, au minimum 3 fois par semaine, sur une durée d’au minimum 4 semaines pour obtenir une reprise de dynamisme durable.

En réunissant ces multiples conditions, la stimulation devient pérenne et les sujets redeviennent progressivement initiateur de leurs activités.

Des exemples

  • La WII est un bon exemple d’activité physique avec un but à atteindre, gagner le plus de points au bowling, bouger les bras de façon à lancer une balle ou attraper des objets …
  • Faire la cuisine stimule la planification, les mouvements coordonnés avec un résultat à partager le plus souvent.
  • Le jeux MéMo  (développé par l’équipe de recherche CoBTeK) permet aux personnes de jouer en ligne et de progresser en fonction des résultats obtenus. www.memory-motivation.org

Ce qui est intéressant dans la présentation du Professeur Robert est de réaliser qu’il est nécessaire d’utiliser une stimulation globale, mais qu’il faut organiser autant d’activités différentes que d’individus, puisque chacun prendra un plaisir différent selon ses centres d’intérêts.

Dans un futur proche cette équipe résoudra la difficulté de stimuler des personnes ayant des déficiences visuelles et ou auditives.

 

Publié par : lisejappy | 20/04/2016

La nature et l’équilibre au secours de nos neurones

Maintenir une bonne santé est un gage de vieillir sans trop de handicap.
Eviter les produits toxiques nous protège le cerveaux.
Et les antioxydants sont bien connus pour nous protéger du cancer.

Mais les polyphénols végétaux sont aussi bénéfiques directement pour notre cerveaux.

Plusieurs études ont démontrées que les polyphénols de la grenade (l’urolithine) ont un effet anti Alzheimer dans les modèles animaux.
Ce sont de puissants piégeurs de radicaux libres dans des circonstances très précises.

Les effets neuro-protecteur et anti-inflamatoire de l’Urolithine au niveau cérébral, sont obtenus uniquement après avoir été métabolisé par les bactéries du tubes digestifs.

Donc si la flore intestinale est altérée, par exemple par des antibiotiques, l’effet ne sera plus le même. Et prendre des polyphénol sous forme de compléments alimentaire, donc concentrés, n’aura pas forcément l’effet escompté.

Par ailleur des chercheurs Brésiliens de l’institut IDOR, de l’université de Rio et de Bahia, ont identifié l’Apigenine. Ce polyphénol lui aussi, a un effet bénéfique sur la mémoire et l’apprentissage. Il stimule la formation plus rapide des neurones et permet une connectivité inter neuronale plus forte et plus complexe.

L’Apigenine est abondante dans le persil, le thym, la camomille et le poivron rouge.

Grenade, thym, persil, poivron rouge, la combinaison de ces aliments, nous donnerait presque la recette d’un plat libanais !

Taboule
Le régime méditerranéen est connu pour diminuer les risques cardio vasculaire, est il directement l’avenir de nos neurones ? Afin de confirmer cette idée, il serait intéressant de connaitre la répartition des maladies cognitives dans le monde.

Publié par : lisejappy | 21/02/2016

Est ce de la maltraitance ou pas ?

Parce que nous nous posons cette question dans des situations qui nous mettent mal à l’aise et que nous nous questionnons sur l’attitude à avoir, c’est un sujet épineux qui mérite une réflexion.

Qu’est ce que la maltraitance ?

Définition du conseil de l’Europe :

« Tout acte, ou omission qui a pour effet de porter gravement atteinte, que ce soit de manière volontaire ou involontaire, aux droits fondamentaux, aux libertés civiles, a l’intégrité corporelle, à la dignité ou au bien être général d’une personne vulnérable. »

Est ce que cette définition est suffisante dans notre pratique pour nous guider ?

logo alma 0405

Prenons des exemples vécus par des professionnels.

Tout d’abord, le cas d’une personne âgée démente à domicile, seule, qui a pour toute visite journalière son infirmière, 2 fois par jour.
Elle mange peu, maigrit, ne se fait plus les repas; c’est l’IDE qui lui réchauffe les plats surgelés et la met à table avant de partir.
Son enfant lui remplit le frigo une fois par semaine lors de sa visite hebdomadaire et fait intervenir une auxiliaire de vie une fois par semaine, c’est suffisant selon lui.
La détresse de l’infirmière est importante : elle n’a physiquement pas le temps de rester plus longtemps afin de s’assurer que cette personne mange bien, et sait que c’est pourtant ce dont elle a besoin.
La solution serait que son parent s’en charge ou qu’il charge une tierce personne de s’en occuper, ce qu’il refuse.

Un autre exemple : une personne insuffisante cardiaque et démente qui refuse ses traitements. Elle ne se sent pas malade, et devient très agressive envers son mari s’il insiste pour qu’elle suive la prescription.
Mais il refuse la venue d’une infirmière car il sait donner les traitements.
Elle fait aussi des malaises qui provoquent son hospitalisation 1 fois par mois, mais refuse la venue du médecin. Son mari obtempère.

Il n’y a pas de volonté de nuire de la part des familles. Pourtant les soins font défaut vis à vis de ces personnes fragiles !

Je ressens ces situations comme négligentes, mais doivent elles pour autant faire l’objet d’un signalement pour une maltraitance ?

La loi nous impose de signaler les actes de négligence.

La loi nous demande d’ alerter les autorités s’il y a privation de soins, d’aliments (et bien sûr sévices) et s’il y a risque de suicide ou atteinte à la vie d’autrui par usage d’une arme.

Ceci s’applique particulièrement aux personnes tenues au secret professionnel, donc les soignants.

La non dénonciation d’une maltraitance peut être punie de 3 ans d’emprisonnement et de 45 000 euros d’amende.

Un numéro de téléphone pour nous conseiller : le 3977

En semaine de 9h00 à 19h00 un interlocuteur d’ALMA peut nous aider à y voir plus clair.

image-3977

Parce que nous n’avons pas tous la chance de travailler en équipe et les libéraux sont seuls auprès de leurs patients, être informé et soutenu est précieux dans ces situations.

Mais que fait on du respect du choix de la personne démente dans ces situations ? Accepter le refus de voir le médecin ou d’avoir des étrangers à la maison fait aussi partit des obligations légales que nous devons respecter.

Older Posts »

Catégories

%d blogueurs aiment cette page :